Quelques questions à se poser sur le choix d'une Reprap

16692670676_ee280997b3_o.jpg Mon imprimante photographiée par Frédéric BISSON licence CC certains droits réservés

Ça n’engage que moi, mais voici après quelques mois d’impression, dépannages, dessins... Voici mes conseils sur les choix d’une imprimante 3D:

Imprimante 3D plug and play, kit à monter, ou importer toutes les pièces de Chine et se dépatouiller

L’imprimante 3D toute faite est plus chère et aura les mêmes soucis qu’une imprimante open-source (Reprap):

  • Extrudeur qui peut se boucher
  • Courroies qui s’usent ou se détendent
  • Fins de course qui se décalent
  • Plateau pas tout à fait horizontal
  • Extrudeur qui a un peu de jeu
  • etc...

Monter soi même un kit permet, avant la première impression, d’avoir une bonne compréhension de l’imprimante et ses mécanismes. La maintenance et les dépannages seront facilités.

Du coup, je suppose que vous suivez ce conseil et dans le reste de ce billet de blog, j’écarte les imprimantes 3D de grande surface.

Cartésienne ou delta?

Kézako?

Mon imprimante cartésienne, une Prusa i3[1], que voici en photo:

16717523982_a1a5dc6511_o.jpg Mon imprimante photographiée par Frédéric BISSON licence CC certains droits réservés

... a des moteurs qui font déplacer relativement[2]mais directement la tête sur les trois axes XYZ.

Cependant pour une imprimante Delta:

mini-rostock.gif Le gif a été honteusement piqué par l’auteur du blog du grouik au site hkforemost.com

il y a des cosinus et des sinus à utiliser dans la relation entre le moteur qui déplace la courroie de X millimètres et le déplacement de la tête d’impression dans un repère cartésien XYZ, .

Comparatif

Avantages de la Delta

  • Le bruit: les moteurs pas à pas chantent un peu, et c’est tout, Pas de plateau bruyant qui fait de grands mouvements.
  • L’esthétique
  • la vitesse de déplacement. On ne peut pas configurer une imprimante classique de manière à ce que l’accélération soit au max de ce que peuvent fournir les moteurs NEMA 17. Lors d’une accélération (ou d’une décélération) trop grande sur l’axe Y. Le poids du plateau (qui bouge) fait que la courroie sautera malgré une bonne tension. Sur la delta, le poids entrainé par les courroies est moins important.
  • En général, 4 moteurs seulement contre 5 sur la plupart des imprimantes cartésiennes.

Avantages d’une imprimante cartésienne

  • Plus simple à étalonner[3] et configuration du Firmware plus aisée
  • Plus simple à améliorer: Elle tolère une masse plus importante sur la tête, donc si vous voulez ajouter des ventilateurs, des capteurs, des lumières, un double extrudeur.... sans soucis.
  • Pas besoin de Bowden (je reviens sur ce point quelques paragraphes plus loin.)

Extrudeur plastique ou métallique?

Type j-Head: 525px-Jhn_mk5.jpg

Type hexagon:

190px-Hexagon-hotend.jpg Les deux photographies proviennent du site reprap.org licence GNU GPL

J’ai testé les deux types. Retour à la J-Head depuis deux jours.

Une tête métallique a l’avantage de supporter des températures élevées tandis qu’une tête en polyétheréthercétone commence à perdre ses capacités vers 247 degrés Celsius (Ça empêche d’extruder certains ABS).

Il est cependant super rare de bloquer son filament dans une J-HEAD, tandis que c’est assez fréquent avec une hexagon. L’extrudeur métallique, dès que sa zone froide chauffe un peu.... paf bouchée.

Ma manipulation pour déboucher la J-HEAD est:

  • Démonter la tête de l’imprimante,
  • La mettre au four à 220 degrés si c’est du PLA qui bloque,
  • La sortir du four avec une pince (c’est chaud),
  • Déboucher avec une tige de 3mm de diamètre.
  • Tout remonter

Autant dire que c’est un peu pénible. Avant de réinstaller un extrudeur entièrement métallique, je m’imprimerai un super système de refroidissement.

A moins de vouloir expérimenter l’impression de plastiques bizarres, la J-HEAD c’est mieux, il faut juste veiller à ce que son bec soit bien serré.

Plateau chauffant ou non?

L’impression sur du verre avec plateau chauffant permet de maintenir la première couche à... disons 50° pour du PLA, afin qu’il adhère le temps de l’impression.

Indispensable sur une imprimante qui fait bouger le plateau sur un des axes X ou Y. Sur les autres imprimantes (plateau qui ne bouge que sur l’axe vertical Z, ou qui ne bouge pas du tout) ce n’est pas indispensable mais c’est très pratique. Le fait de ne pas chauffer le plateau nécessite plus de préparation de ce dernier (nettoyage etc...) et augmente le risque de la pièce qui se rétracte pendant l’impression et se soulève un peu.

Bowden or not?

le tube Bowden qui sera utilisé par la reprapJeanne

C’est un risque supplémentaire que le filament soit bloqué quelque part. Sauf sur une DELTA, je pense qu’il faut éviter.

RAMPS / autre carte?

Je n’ai testé que la RAMPS, je ne peux pas comparer. Cette dernière ne protège pas assez l’arduino, j’en ai abîmé deux en réglant l’intensité des pololus.

Alimentation ATX?

Oui, une avec un interrupteur ! C’est costaud, plus sécurisant que certains convertisseurs 12V importés de chine. Et vous avez la possibilité de chercher comment allumer l’alimentation via le RPY/octoplus qui gère vos impressions, ou via l’arduino ;)

Conclusion

J’ai pesé à chaque fois le pour et le contre, je n’ai pas d’opinion tranchée.

Enfin si... En appartement sans pièce réservée à vos bidouillages: une Delta (peu de bruit) et n’imprimez que du PLA (peu d’odeur).

Envie de pouvoir faire évoluer / customiser à mort votre imprimante: Cartésienne

Notes

[1] Et vous comprendrez en lisant ce billet que je ne vous conseille pas particulièrement ce modèle

[2] Pour l’axe Y, c’est le plateau qui bouge

[3] Dans le cas d’un kit fourni par emotion-tech, ils fournissent un tool de configuration automatique

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